Comparateurs et courtiers touchent une commission à la souscription — pas Adminly. LAMal vs LCA, ce que la complémentaire couvre vraiment, les profils pour qui c'est inutile, et les 4 pièges à connaître avant de signer.
Personne ne te dira gratuitement si tu as besoin d'une assurance complémentaire. Les comparateurs touchent une commission à la souscription. Les courtiers aussi. Les assureurs, on ne va pas se mentir, préfèrent que tu signes. Adminly ne vend pas d'assurance et ne touche aucune commission — cet article peut donc te dire ce que les autres évitent : pour certains profils, la bonne réponse est de ne pas en prendre.
J'ai trouvé mon conseiller en assurance sur TikTok. Oui. Avant de l'appeler, j'ai recoupé tout ce qu'il racontait avec mes propres recherches — ça tenait la route. Un seul rendez-vous, à son bureau à Genève. Consultation gratuite : il est payé à la commission par les assureurs, et il l'assume. En une heure, il nous a expliqué le vrai fonctionnement de l'assurance maladie suisse — on était perdus, comme la plupart des nouveaux arrivants. On a pris une complémentaire chez Groupe Mutuel avec lui (aucun lien commercial, c'est juste mon histoire), et il nous a expliqué le 3e pilier sans jamais forcer la souscription.
Le truc c'est que ce rendez-vous a été utile parce qu'on est arrivés préparés. Un conseiller à la commission peut être un bon raccourci — si tu sais déjà ce qui se négocie, ce qui s'exclut, et ce qui ne te sert à rien. Cet article te prépare exactement à ça.
📋 Dans cet article
L'assurance de base est régie par la LAMal : elle est obligatoire et toute caisse doit t'accepter, sans questionnaire de santé, quel que soit ton état. L'assurance complémentaire est régie par une autre loi, la LCA : elle est facultative, et l'assureur peut te refuser, exclure certaines prestations ou majorer ta prime selon ton dossier médical.
Tout découle de cette différence :
| Base (LAMal) | Complémentaire (LCA) | |
|---|---|---|
| Souscription | Obligatoire | Facultative |
| Admission | Garantie pour tous | L'assureur peut refuser |
| Questionnaire de santé | Aucun | Oui, déterminant |
| Exclusions personnalisées | Impossibles | Possibles (« réserves ») |
| Prestations | Identiques dans toutes les caisses | Variables selon le contrat |
| Prime | Selon canton, âge, franchise | Libre, selon ton profil de risque |
La conséquence pratique : la complémentaire se souscrit quand tu es en bonne santé. Une fois le besoin apparu — dents abîmées, dos fragile, grossesse en cours —, l'assureur le voit dans le questionnaire et l'exclut, le surfacture, ou refuse le contrat. C'est légal, et c'est le cœur du sujet.
Pour le choix de ta caisse de base (franchise, modèles, changement), on a un guide dédié : LAMal : comment choisir sa caisse maladie.
La LAMal couvre l'essentiel médical : médecin, hôpital en division commune dans ton canton, médicaments de la liste des spécialités. La complémentaire couvre ce qui reste — et ce qui reste est très ciblé :
Source de référence sur ce que la base couvre et ne couvre pas : l'Office fédéral de la santé publique (bag.admin.ch).
Une complémentaire est une assurance, pas un programme de fidélité. Si l'événement couvert est rare et financièrement absorbable, tu n'as pas besoin de l'assurer. Concrètement, tu peux probablement t'en passer si :
Le questionnaire de santé n'est pas une formalité. Si tu omets ou minimises un fait important (la loi appelle ça la réticence, art. 6 LCA), l'assureur peut résilier le contrat dans les 4 semaines après l'avoir découvert — et refuser, voire se faire rembourser, les prestations liées au fait caché. Le scénario classique : tout se passe bien pendant des années, puis une grosse hospitalisation déclenche une vérification du dossier médical, et la couverture tombe au moment où tu en as besoin. Réponds précisément, par écrit, et garde une copie.
Plutôt que refuser, l'assureur peut accepter ton contrat avec une réserve : telle pathologie, tel traitement, telle partie du corps exclus de la couverture. C'est écrit dans la police. Avant de signer, demande noir sur blanc s'il y a des réserves, sur quoi elles portent et pour combien de temps. Une complémentaire qui exclut précisément ce pour quoi tu la prenais ne sert à rien.
Ta base LAMal se résilie pour le 1er janvier si ta lettre parvient à la caisse au plus tard le dernier jour ouvrable de novembre (règle officielle, voir priminfo.admin.ch). Ta complémentaire, elle, suit ton contrat LCA : échéance annuelle ou pluriannuelle, préavis souvent de 3 mois. Depuis la révision de la LCA entrée en vigueur en 2022, tu peux résilier tout contrat à la fin de la troisième année, puis chaque année — mais avec ce préavis. Beaucoup de gens résilient leur base en novembre et découvrent que leur complémentaire repart pour un an. Deux contrats, deux calendriers : note les deux.
Rien ne t'oblige à prendre ta complémentaire chez ta caisse de base. Tu peux avoir la base la moins chère de ton canton chez un assureur et ta complémentaire chez un autre. Bonus depuis la révision 2022 : l'assureur ne peut plus résilier ta complémentaire maladie de son côté (hors fausse déclaration) — seul toi peux la résilier (art. 35a LCA). Tu peux donc changer de caisse de base chaque année pour optimiser ta prime sans jamais toucher à ta complémentaire, ni repasser par un questionnaire de santé.
Pour la base LAMal, le comparateur officiel priminfo.admin.ch liste toutes les primes. Pour les complémentaires, rien d'équivalent n'existe : les primes LCA sont libres, fixées par chaque assureur selon ton âge, ton état de santé et les prestations choisies. Tout « prix moyen » que tu lis en ligne sort de la méthodologie maison d'un comparateur commercial — pas d'une source officielle.
Notre position : on ne te donnera pas de chiffre qu'on ne peut pas sourcer. La seule démarche sérieuse, c'est de demander deux ou trois offres écrites et nominatives, puis de comparer prestation par prestation. C'est exactement le moment où un conseiller peut t'être utile — si tu arrives avec la checklist ci-dessous.
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Indépendant toute l'année (TVA, AVS, acomptes, rappels) ?
Voir le plan Indépendants — 49 CHF/moisNon. Seule l'assurance de base LAMal est obligatoire pour toute personne domiciliée en Suisse. La complémentaire (LCA) est entièrement facultative — et contrairement à la base, l'assureur peut refuser ta demande ou l'accepter avec des exclusions.
Depuis la révision de la LCA en 2022, l'assureur ne peut plus résilier une assurance complémentaire maladie par résiliation ordinaire ni en cas de sinistre — ce droit n'appartient qu'à toi (art. 35a LCA). Exception majeure : la fausse déclaration au questionnaire de santé (réticence), qui lui permet de résilier dans les 4 semaines après découverte.
Oui, et c'est souvent le montage optimal : la base la moins chère de ta région d'un côté, la complémentaire qui correspond à tes besoins de l'autre. Les deux contrats sont juridiquement indépendants.
Pour les adultes : non. Le remboursement des lunettes a été supprimé de la base en 2011 (hors maladies oculaires particulières), et les soins dentaires courants n'ont jamais été couverts. Les enfants jusqu'à 18 ans touchent 180 CHF par an pour les verres ou lentilles, sur ordonnance.
Le plus tôt possible — idéalement dès la naissance, voire prénatalement chez certains assureurs. Le questionnaire de santé est alors vide, donc pas de réserve possible. Une fois un traitement (orthodontie typiquement) diagnostiqué ou même évoqué, il sera exclu de tout nouveau contrat.
Dernière mise à jour : 12 juin 2026. Adminly n'est pas une fiduciaire agréée et ne vend pas de produits d'assurance ; aucune commission n'est perçue sur les sujets traités ici. Cet article reflète l'état du droit à sa date de publication — vérifie les règles en vigueur sur les portails officiels avant toute décision. Sources : bag.admin.ch (OFSP, prestations LAMal) ; fedlex.admin.ch (LCA, art. 6 et 35a) ; priminfo.admin.ch (comparateur officiel des primes) ; Ombudsman de l'assurance-maladie. Pour un cas particulier, consulte un conseiller agréé ou l'Ombudsman.